Je naviguais tranquillement à bord de la Tortue, l'esprit vagabondant au rythme des vagues. Le soleil déclinait à l'horizon, plongeant le ciel dans une palette de rouges et d'oranges éclatants. L'air était chargé du parfum salin de la mer, et le doux murmure de l'eau contre la coque de mon navire me berçait presque. Soudain, au loin, une forme indistincte attirait mon attention. Intrigué, je me dirigeais vers cette étrange vision.
En m'approchant, je distinguais un filet de pêcheur flottant à la surface, alourdi par une prise inhabituelle. Je manœuvrais habilement pour rapprocher la Tortue du filet, puis, avec une force mesurée, je le hissais à bord. Mon regard se posait sur un poisson magnifique, d'un bleu profond, couvert d'écailles luminescentes qui semblaient presque émettre une lumière propre. Mais ce n’était pas ce poisson-là qui allait le plus retenir mon attention, car il y avait un poisson d’un tout autre acabit… un bon mètre de long, sans doute près de quarante kilos, des couleurs bleues tirant vers le gris, avec toute une série de taches blanchâtres irrégulières… Sa tête large et aplatie, sa mâchoire possédant des petites dents acérées… C'était un coelacanthe, un poisson préhistorique que je savais vivre dans les profondeurs de l'océan Indien, bien loin de cette région. Quelle étrange créature avais-je donc repêchée ici ? Et que faisait-il là, justement ? Un tel poisson dans un filet, c’était du jamais vu ! Ne vivait-il pas plutôt dans les profondeurs, à plus de cent mètres au-dessous du niveau de la mer ? Et s’il était arrivé dans le coin, lui aussi, avec cette étrange lune rouge ? Cela faisait beaucoup de questions…
Je décidais de le mettre à l'aise, du moins autant que possible, en remplissant une large barrique d'eau de mer et en y plongeant le poisson. Le coelacanthe se débattait faiblement, ses nageoires pectorales battant l'eau avec lenteur. Son regard, presque humain, semblait me fixer avec une lueur de défi mélangée à une certaine résignation.
Une fois l'animal en sécurité, je mettais le cap vers le port le plus proche, décidé à résoudre ce mystère. Le crépuscule enveloppait lentement le paysage, et la ville apparaissait enfin à l'horizon, ses lumières scintillant comme des étoiles terrestres. J'accostais et me dirigeais immédiatement vers l'aquarium de la ville, lieu où je savais pouvoir trouver des réponses et de l’aide.
Tout en marchant, j’appelais le numéro central du grand aquarium en question. « Bonjour, Corto Maltese, ici… je suis en route pour l’aquarium, j’ai fait une découverte en mer et j’ai besoin qu’un spécialiste m’accompagne. »
Je n’en dis pas plus au téléphone, mais je maintins mon rythme de marche. Il n’y avait pas de temps à perdre.
En arrivant devant l'imposante bâtisse, je demandais à voir le responsable de l'aquarium. « Corto Maltese. » Je me présentais directement, pour gagner du temps. « J'ai quelque chose d'incroyable à vous montrer. Vous devez venir immédiatement. »
Pour ma part, j’étais prêt à retourner immédiatement à mon bateau, en courant, même, s’il le fallait. Je savais que le poisson ne devait pas être très à l’aise dans sa barrique et je savais aussi qu’il n’y avait pas une minute à perdre. En chemin, j’expliquerais à l’homme les circonstances de ma découverte, puis s’il le voulait, nous pourrions lever l’ancre et nous rendre sur les lieux…
« Je vous préviens, c’est du lourd… Mais je pense aussi qu’il va falloir interdire la pêche au filet autour de l’île… J’sais pas trop si vous avez ce pouvoir, mais il y a des espèces protégées dans le coin. »
Tout ce que j'espérais, à présent, c'était que nous puissions arriver à temps pour faire quelque chose.
Installé à ton bureau au sein de l'aquarium, tu es plongé dans une montagne de livres et différentes documentations, une montagne si grande que tu pourrais presque t'y perdre. Heureusement, depuis que tu as pris la condition humaine, tu as appris énormément de choses et l'organisation en fait partie intégrante. Tes yeux glissent sur chaque mot que tu enregistres avec minutie, chaque terme semble faire sens dans ta lecture alors que les lieux sont calmes. Tu commences presque à oublier à quoi peut bien ressembler ton chez toi tant tu passes ton temps ici et nulle part ailleurs. Mais il n'y a qu'ici que te te sens un peu chez toi... Peut-être la plage aussi même si tu dois bien avouer que tu l'évites, de peur de vouloir y plonger et ne jamais en sortir. Nager librement en mer, ne pas devoir porter de combinaison... Tu en rêves. Tu rêves de redevenir toi-même et non un être que tu détestes tant. Mais les rêves ne sont qu'une illusion créée pour les êtres humains alors te voilà dans un dilemme un peu stupide. Les heures ont défilée à une vitesse telle que tu n'as pas mangé de la journée, bien trop affairé à tes lectures. Mais pour ton propre bien, tu décides de sortir enfin de ton bureau. Une chemise blanche sur le dos, tu glisses tes lunettes dans la poche de celle-ci, délaisse ta veste pour rejoindre les couloirs de l'aquarium et rendre visite aux différents bassins afin de t'assurer de leur bien-être.
Alors que tes pas te guident vers le bassin de Hope, un passage obligé à tes yeux, tes rêveries face à la belle grand blanc que tu observes sont perturbées par le son du talkie-walkie qui se trouve accroché à ta ceinture. Tu le prends en main afin d'écouter les informations qu'on te donne. Un homme aurait appelé la centrale pour déclarer une découverte en mer. Tu hausses un sourcil, il aurait besoin d'un spécialiste et vu l'heure, il n'y a que toi qui puisse vraiment aider. Et en toute honnêteté, cette découverte pique ta curiosité. Tu réponds succinctement à la centrale que tu t'en occupes. Même si tu n'as pas la chance d'être le responsable de ces lieux, tu es sûrement ce qui s'en rapproche le plus. D'un pas pressé, tu rejoins l'entrée pour être plus rapidement en contact avec cette personne en quête de réponse. Au bout de quelques instants, tu remarques alors un homme avec le souffle un peu court, comme s'il avait couru en tous cas il a pressé le pas. Tu t'approches de lui et il se présente à toi. Il parle vite et se montre très direct, ce que tu conclus comme être une réelle découverte.
« Enchanté Monsieur Maltese. Bruce Jaw. Je vous accompagne volontiers. » Tu te présentes à ton tour, peut-être un peu moins direct et un peu plus mesuré. Tu es curieux d'en savoir plus mais tu ne voudrais pas trop t'emballer pour autant. Mais tu n'attends pas plus longtemps pour te mettre en route à ses côtés. Son odeur parvient d'ailleurs à tes narines (moins développées que dans ton ancienne vie, certes) mais tu reconnais là le doux mélange de vent et d'eau salée. Il vient bel et bien de la mer. Si ton coeur s'emballe un peu, tu n'en montres rien alors que tu peines un peu à le suivre. Tu n'es pas aussi jeune que lui et ta condition humaine ne te permet pas vraiment de suivre autant son pas. Tu l'écoutes avec attention. « J'ai besoin de le voir pour y croire... Ne perdons pas de temps. » Pour y croire, oui mais surtout pour voir ce que tu peux vraiment faire. Tu affiches cependant une mine déconfite quand il te parle de la pêche. « Si seulement j'avais ce pouvoir... Mais si nous trouvons des espèces protégées, nous pourrons peut-être appuyer cette demande. » Si ça ne tenait qu'à toi, la pêche serait interdite tout court mais tu n'as pas ce genre de pouvoir bien malheureusement. Arrivé sur la plage, tu dois te rendre à l'évidence que tu as oublié ton mal de mer et c'est assez hésitant que tu avances lentement aux côtés de Corto. Tu t'arrêtes d'ailleurs en regardant l'horizon. Tu tournes la tête vers le capitaine, d'un air peu assuré.
« J'espère que ça en vaut vraiment la peine. » Tu n'as aucune envie de te rendre malade et tu veux le croire quant à sa découverte mais tu ne fais pas si facilement confiance aux humains. Tu restes méfiant constamment depuis ton arrivée ici et même depuis ta naissance d'ailleurs. Vu ce qu'il t'est arrivé, c'est plutôt compréhensible... Tu serres les poings, tu as besoin de voir dans son regard qu'il est sincère. « Vous savez bien naviguer, n'est-ce pas ? » Que tu ajoutes finalement. Tu n'avoueras pas avoir le mal de mer, un peu trop fier pour ça mais tu ne connais pas cet homme. Tu as juste besoin d'être sur et certain avant de te jeter à l'eau comme ça. Être sur que ce n'est pas un piège vicieux des humains.
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PRETTYGIRL
Corto Maltese
▿ Ton univers : Corto Maltese
▿ Date de naissance : 10/07/1989
▿ Age : 35
▿ Métier : Capitaine de navire
▿ Quartier : Lockwood Hill
▿ Dons/capacités/pouvoirs : Aucun pouvoir.
▿ Pseudo : Ameknos
▿ Avatar : Jon Kortajarena
▿ Copyright : Electric Soul
▿ Autre(s) compte(s) : Duncan & Martin & Doc' Ten & House & Zeus & Eric & Crowley & Papy & Jiraya & Sebastian & Severus & Jürgen & Kaecilius & Sweeney & Gomez & Nigel & Kristoff & Ezio & Corto & Beetlejuice & Garrett & Owen & Spencer
Un homme se présenta rapidement : Bruce Jaw. Il avait l'air essoufflé, probablement d'avoir couru pour me rejoindre. Il se présenta avec enthousiasme, mais je sentais une certaine réserve dans ses yeux. Je l'écoutai attentivement, partageant les circonstances de ma découverte en mer. Nous marchâmes rapidement vers la Tortue, Bruce me suivant de près, bien que légèrement en retrait. Il me demanda si je savais bien naviguer, une lueur de doute dans son regard. Je pouvais voir son malaise croissant à l'idée de retourner en mer, probablement lié à un souvenir douloureux ou à une peur enfouie.
« Oui, je sais naviguer, » répondis-je avec assurance. « Ne vous inquiétez pas, vous serez entre de bonnes mains. » Alors que nous approchions du point de la découverte, je sentais l'inquiétude de Bruce augmenter. Son regard, tantôt fixé sur l'horizon, tantôt sur moi, révélait une nervosité croissante. Pour le rassurer, je décidais de partager quelques anecdotes de mes aventures en mer. « Vous savez, la mer est comme une vieille amie pour moi. Je me souviens d'une fois où j'étais coincé dans un orage au large des côtes africaines. Les vagues étaient si hautes qu'elles semblaient vouloir engloutir la Tortue tout entière. Mais avec patience et détermination, j'ai su manœuvrer le navire à travers la tempête, en utilisant les courants et les vents à mon avantage. »
Je continuais, espérant dissiper ses doutes. « La navigation n'est pas seulement une question de force brute ou de chance. C'est un art, une danse avec les éléments. Connaître les étoiles, comprendre les marées, lire les signes du ciel et de l'eau, tout cela fait partie de l'expérience. Et croyez-moi, après des années passées sur les mers du monde entier, je peux dire sans hésitation que je sais comment lire cette danse. »
Une fois à bord, le silence de la mer nous entourait. Je pris un moment pour ajuster les voiles, utilisant les courants subtils pour stabiliser notre embarcation. Peut-être Bruce pensait-il aux implications de cette découverte ou à sa propre relation complexe avec la mer, j’espérais, en tout cas, qu’il était un peu plus rassuré de me savoir compétent. « Regardez autour de vous, Bruce. La mer est calme ce soir, un signe que nous pouvons naviguer en toute sécurité. Mais même si les conditions changeaient, nous avons tout ce qu'il faut pour affronter les défis. Les cartes maritimes, les instruments de navigation, et surtout, l'expérience. La Tortue est un navire robuste, capable de résister aux pires tempêtes. Et moi, je suis là pour la guider. » Je décidai d'approfondir mes explications pour le rassurer davantage. « Vous voyez ce compas ? Il ne se contente pas de montrer le nord. Avec un peu de pratique, on peut l'utiliser pour comprendre les courants marins et les variations magnétiques. Les sextants, eux, nous permettent de déterminer notre position exacte en mer, en utilisant les étoiles. Et ce journal de bord, il est rempli de notes et d'observations qui peuvent nous aider à anticiper les conditions météorologiques. »
Je pris un instant pour lui montrer comment lire les instruments, expliquant chaque détail avec soin. « Il est crucial de savoir lire les signes, Bruce. Par exemple, la couleur de l'eau peut indiquer la présence de bancs de poissons ou de courants sous-marins. Les oiseaux marins peuvent aussi être des indicateurs précieux, révélant la proximité de terres ou de tempêtes. »
Je continuai, décidant de partager une dernière histoire pour renforcer cette confiance. « Il y a quelques années, j'ai navigué dans les eaux traîtresses du Triangle des Bermudes. La légende veut que ces eaux soient hantées, responsables de la disparition de nombreux navires. Mais avec une navigation précise et une compréhension des courants et des vents, j'ai traversé sans encombre. C'est cette connaissance et cette expérience qui me permettent de dire que nous sommes en sécurité ici, Bruce. Nous avons tout ce qu'il faut pour réussir cette mission. »
Le coelacanthe, bien que toujours faible, semblait s'être habitué à sa barrique. De là d’où je le regardais, c’était ce que je pensais, en tout cas.
« Bruce, ce poisson que j'ai trouvé... C'est un coelacanthe. Une créature préhistorique. Si ce spécimen est ici, cela signifie qu'il y a peut-être des choses que nous ignorons encore sur les profondeurs de l'océan. Nous devons comprendre pourquoi il est remonté à la surface et ce que cela signifie pour l'écosystème local. »
J’avais eu l’occasion de retourner la question dans tous les sens. La présence de ce poisson, ici, n’était rien d’autre qu’un mystère. Le coelacanthe était toujours dans sa barrique, semblant se résigner à son sort. Nous observâmes la créature pendant un moment, cherchant des signes, des indices sur ce qui l'avait poussé à remonter des profondeurs. « Peut-être que quelque chose a perturbé leur habitat naturel… »
Je songeais, évidemment, à l’influence possible de la lune rouge sur tout ceci, comme sur bon nombre d’autres choses, mais je ne pouvais pas suggérer directement de me porter volontaire pour amener sur les lieux de la découverte des scientifiques pour explorer les fonds marins, analyser des échantillons d’eau et, peut-être même, installer des caméras pour surveiller l’activité sous-marine.
La mer, calme et mystérieuse, semblait nous écouter, prête à dévoiler ses secrets à ceux qui osaient les chercher.
Tu n'es pas très à l'aise de la situation, en plein dans un dilemme mental d'oser aller en mer pour voir cette découverte ou alors rester là, sur terre... Qu'est-ce que c'est idiot d'avoir ainsi peur de monter sur un maudit bateau. De manière générale, depuis que tu es humain, nager est bien difficile pour toi et encore plus lorsque tu te retrouves sur un bateau. Oh que oui ça te rappelle de mauvais souvenirs. De très mauvais souvenirs, dont ta mort d'ailleurs. Tu grinces des dents alors que tu écoutes le jeune homme te rassurer. Tu acquiesce alors d'un geste de la tête, il semblait sincère quant au poisson qu'il avait découvert donc tu ne voudrais pas rater ça. Tu restes méfiant d'un côté, n'accordant pas facilement ta confiance à n'importe qui mais tu embarques alors, d'un pas lourd et encore hésitant. Ton regard sur perd sur l'horizon, sur cette vue imprenable sur la mer qui semble s'étendre jusqu'à un point infini. Que ça te manque... Que ça te manque de pouvoir y nager librement, de laisser vibrer tes nageoire au grès des vagues. Pourquoi fallait-il que tu sois ici, en tant qu'homme fragile et âgé ? Est-ce que cela en valait autant que ta mort douloureuse et brutale ? Tu n'en as aucune idée mais tu sais que tu n'es plus seul en ces lieux... Qu'une personne unique te comprend. Et c'est sûrement cette idée qui te fait garder les pieds sur terre plutôt que les nageoires dans l'eau.
Le marin essaye alors de te rassurer en te racontant quelques anecdotes de son passé en mer. Alors que tes pas te guident avec hésitation sur le bateau, bientôt prêt à lever l'ancre, tu l'écoutes d'une oreille attentive alors que l'autre semble plutôt naviguer entre les mers. Tu comprends qu'il a de l'expérience et qu'effectivement, tu n'as sûrement rien à craindre avec lui. Mais tu n'es pas idiot, tu sais que la mer à elle seule n'est pas toujours le problème, au contraire. Tu as fait face, par le passé, à des marins qui se pensaient experts eux aussi... Et ça a plutôt mal fini. Bon plus pour toi que pour eux mais quand même. Tu tournes la tête pour le regarder alors que tu l'écoutes. « J'entends votre passion et votre expertise, je vous fais donc confiance... »Que tu lui réponds, encore un peu songeur, tellement d'ailleurs que tu décides d'ajouter ces quelques mots. « Mais faites attention, la mer seule ne mène pas la danse... »
Tu es plutôt bien placé pour connaître les aléas de la mer et des océans, assez pour ne faire confiance à aucun des deux en étant humain. Tu te rapproches du bord du bateau, appuyant tes mains sur ce qui s'apparente à une rambarde et tu te mets à la serrer de toutes tes forces alors que le bateau se met en route sous les ordres de Maltese. Alors que le navire foule la mer calme, le marin décide d'essayer de te rassurer une nouvelle fois. Tu ne peux t'empêcher de hausser un sourcil alors que ton regard se perd vers l'horizon, un regard que tu laisses dériver quand l'homme te présente les instruments. Tu esquisses un sourire. Alors certes, quand on te voit comme ça si peu à l'aise sur le bateau, on pourrait dire que tu n'y connais rien mais la réalité est tout autre. Depuis ton arrivée ici, tu t'es beaucoup renseigné sur les technologies humaines quant à la navigation. Tu n'as jamais souhaité diriger un bateau mais tu as toujours voulu comprendre comment faire. Mais tu le laisses raconter ses histoires auxquelles tu t'intéresse, pour sur, même si tu émets toujours une réserve sur les hommes qui naviguent en mer. Et tu as de bonnes raisons à cela. « Vous semblez avoir vécu bien des choses en mer... Mais ne vous inquiétez pas trop pour moi. Je pense être entre de bonnes mains comme vous me l'avez dit.»
Tu marques une pause avant de plonger ton regard dans celui de Corto, presque avec un petit air de défi dans les yeux parce que oui, tu ne peux t'empêcher d'avoir cette amertume envers les humains. C'est plus fort que toi. « Mais les humains ne peuvent pas tout contrôler... Tôt ou tard, je le sais, la nature reprendra ses droits. » Tu détournes alors ton visage pour te remettre à regarder l'eau qui semble si calme si douce... « Les secrets des fonds marins sont encore à creuser mais avec des hommes comme vous, il est certain que la recherche battra son plein.» Que tu finis par ajouter, un peu plus positif bien qu'un brin de cynisme s'ajoute à ton ton. Tu soupires quelque peu, tu n'as pas vraiment envie de t'étendre sur la raison de ta peur, il ne comprendrait probablement pas et tu crains qu'un homme comme lui ne puisse accepter qu'il est en train de discuter avec un grand requin blanc. Tu secoues la tête alors que vous arrivez à votre destination. Tu t'empresses à rejoindre la barrique dans laquelle se trouve un magnifique spécimen. Mais surtout un spécimen qui n'a rien à faire là. Tu yeux sont grands et plein de surprise face à cette découverte.
« Quelle merveille...» Que tu ne peux t'empêcher de souffler en le voyant. Corto a raison sur le fait qu'un tel poisson n'a rien à faire si loin des fonds marins. Tu te penches alors, encore peu à l'aise avec la situation mais tu as besoin de le voir de plus près. Tu fronces quelque peu les sourcils alors que tu remarques directement certaines choses. « Vous avez raison, Maltese. Il n'est pas normal que ce poisson soit à la surface et encore moins dans cet état. Je remarque une nageoire atrophiée et je pense qu'il a besoin de soin... Regardez ces points blancs... C'est souvent signe d'une maladie. » Tu pointes les points blancs inhabituels sur les écailles du poisson avant de te retourner vers Corto. Tu grimaces plus largement, peu rassuré de la situation. « Je peux trouver de la place à l'aquarium pour le soigner, pour l'instant il peut encore rester là le temps qu'on trouve ce qui a provoqué une telle chose. » Ton visage est très sérieux mais aussi plein d'inquiétude. Tu n'as aucune envie de le laisser là dedans pendant des heures mais il serait préférable de comprendre la raison pour que d'autres ne finissent pas dans son état. « Avez-vous vu des événements étranges dans les parages récemment ? » Que tu lui demandes tout en te mettant à observer les alentours mais si la mer semble calme, elle cache sûrement bien d'autres choses auxquelles vous ne vous attendez pas...
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PRETTYGIRL
Corto Maltese
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Un air épais enveloppait la mer comme un manteau épais, seul le murmure des vagues troublait le silence. Bruce se tenait près de la rambarde, ses doigts crispés sur le bois usé par le sel. Son regard était fixé sur l'horizon, là où la mer semblait se confondre avec le ciel, dans une union mystérieuse et insondable.
Je l'observais, silencieux, ressentant son malaise aussi clairement que le battement de mon propre cœur. Bruce était un homme en proie à ses propres fantômes, et cette mer qui l'attirait autant qu'elle l'effrayait en faisait partie. Je connaissais cette lutte intérieure, cette danse entre l'appel irrésistible de l'aventure et la peur viscérale du danger. Il n'était pas rare pour un marin d'être à la fois fasciné et terrifié par l'immensité insondable de l'océan.
Je m'approchai lentement, mes pas presque inaudibles sur le pont de la Tortue. La mer était calme, un calme trompeur, comme si elle cachait quelque secret dans ses profondeurs. Les nuages avançaient au-dessus de nous, reflet de ce qui sommeillait sous la surface, peut-être.
« Monsieur Jaw, » dis-je doucement, rompant enfin le silence. Mon regard suivait le sien, se perdant dans l'infini de l’horizon.
« La mer a ses humeurs, tout comme nous. Parfois, elle est paisible, comme une amie fidèle. D'autres fois, elle se montre capricieuse, dangereuse même… Un peu comme une femme en colère… Mais ce n'est pas la mer qu'il faut craindre, c'est ce qu'elle cache. »
Je laissai ces mots planer un instant, avant de me tourner légèrement vers lui, capturant enfin son regard.
« Nous avons tous nos raisons d'avoir peur. Vous en avez, j'en ai aussi. Mais ce que vous voyez ici, cette mer qui vous appelle et vous repousse en même temps, c'est bien plus qu'un simple amas d'eau salée. C'est un miroir, monsieur Jaw. Un miroir de ce que nous portons en nous.»
Il acquiesça lentement, son visage grave sous la lumière pâle du soleil en partie masqué par les nuages. Je savais qu'il comprendrait. Bruce n'était pas seulement un homme de terre, il était quelqu'un qui connaissait les profondeurs, suffisamment, en tout cas, pour avoir décidé de consacrer sa vie à s’occuper d’un aquarium et à protéger la faune maritime.
Je me rapprochai du bord, laissant mes doigts effleurer le bois rugueux de la rambarde.
« Ce coelacanthe que nous avons trouvé, il n'est pas là par hasard. La mer ne fait jamais rien au hasard. Tout a un sens, tout a une raison. Peut-être qu'il nous avertit, peut-être qu'il nous guide vers quelque chose de plus grand, de plus sombre.»
Le poisson dans sa barrique semblait calme maintenant, comme s'il avait accepté son sort. Mais je savais que cette tranquillité n'était qu'une façade. Les profondeurs d'où il venait étaient encore pleines de mystères, des mystères que même moi, après tant d'années passées en mer, je ne pouvais prétendre comprendre entièrement. Bruce me regarda, ses yeux cherchant une réponse que je n'avais pas encore donnée. « Vous avez mentionné ces points blancs, ces signes de maladie. Je ne suis pas un expert en créatures marines, mais je sais reconnaître les signes d'un déséquilibre, d'une perturbation. Quelque chose a dérangé cet animal, quelque chose l'a poussé à quitter les profondeurs pour venir jusqu'à nous. »
Je marquai une pause, laissant mes pensées vagabonder un instant.
« La mer est vaste, et elle cache bien des secrets. Il est possible que nous soyons sur le point de découvrir quelque chose qui dépasse notre compréhension. Les anciennes légendes parlent de créatures, de forces que les hommes ont oubliées depuis longtemps, mais qui n'ont jamais cessé d'exister. Peut-être que ce coelacanthe est un messager de ces temps anciens, une relique d'un monde que nous n'avons jamais vraiment compris. »
Je me tournai complètement vers Bruce, plantant mon regard dans le sien.
« Vous m'avez demandé si j'avais remarqué quelque chose d'étrange récemment. La vérité, c'est que la mer a toujours été étrange, imprévisible. Mais ces derniers temps, il y a eu des signes. Des changements dans les courants, des murmures portés par le vent, comme si la mer elle-même essayait de nous dire quelque chose. »
Un léger frisson parcourut ma colonne vertébrale, non pas de peur, mais d'anticipation.
« Je ne suis pas un homme à ignorer les signes. Nous devons être prêts à affronter ce qui pourrait venir. Vous et moi, monsieur Jaw, nous avons tous deux un rôle à jouer dans cette histoire. »
Le vent se leva légèrement, faisant claquer les voiles au-dessus de nous. Je sentis le poids de l'inconnu peser sur mes épaules, mais c'était un fardeau que j'avais appris à porter avec le temps. « Peu importe ce que nous trouverons, rappelez-vous ceci : la mer peut être une ennemie redoutable, mais elle peut aussi être une alliée précieuse. Tout dépend de comment nous choisissons de l'aborder.»
Je posai une main ferme sur son épaule, un geste de réconfort autant que de camaraderie.
« Ensemble, nous découvrirons ce que cache cette mer, et ce que ce coelacanthe a à nous révéler. Mais pour cela, il faut que vous fassiez confiance à la mer autant qu'à moi.»
Je relâchai doucement mon emprise, laissant mes mots s'imprégner en lui. La mer, toujours mystérieuse, continuait de s'étendre devant nous, une toile vierge sur laquelle nous allions inscrire notre destin.
L'idée d'être aussi proche de la mer te plonge dans une certaine perplexité et un dilemme interne que tu as du mal à contenir malgré toi. Depuis ton arrivée ici, tu avais bien essayer d'y plonger à plusieurs reprises mais tout semblait se liguer contre toi et tu n'avais jamais réussi à aller bien loin. Mais être sur un bateau était sûrement la pire sensation à tes yeux car elle te rappelait un peu trop ce que tu avais subi durant les dernières heures de ta vie... Bien que tu avais compris être en bonne compagnie, être avec un marin expérimenté mais tu ne peux t'empêcher de te demander à quel point il pouvait l'être, à quel point il avait dû se battre contre les aléas de la mer et potentiellement contre ceux de ton espèce... Avait-il mis fin à la vie de tes frères lors de ses balades en mer ? Tant de questions que tu n'avais pas l'occasion de poser, ayant bien trop peur de la réponse et de risquer de perdre ton sang froid surtout en pleine mer. Tu l'écoutes te répondre, encore lancé sur un épilogue à propos de la mer et de ses secrets. La comparaison avec une femme en colère te provoque un rire jaune, comme si ça n'avait pas lieu d'être mais tu dois être honnête, tu ne connais pas assez les femmes pour en voir le rapport... Quand il la compare à un miroir, tu pousses un soupire. Il n'a pas idée à quel point... Il n'a pas la moindre idée de ce que tu es réellement et en réalité tu préfères que ça reste un secret, un secret que tu ne partages qu'avec tes plus proches amis et il faut dire que tu n'en as pas beaucoup.
« Vous avez raison. La mer n'est que le reflet de notre existence. » Que tu lui réponds simplement, encore perturbé mais tu parviens quand même à te calmer et à laisser de côté ton mal de mer pour te consacrer à ce poisson en piteux état qui n'avait rien à faire là. Si une maladie touchait les fonds marins, tu avais de quoi t'inquiéter car la place n'était pas illimitées à l'aquarium pour accueillir chaque espèce. Ce qui te plongeait dans une inquiétude que tu ne dissimulais aucunement, il était de réputation que tu aimais les créatures marines, chacune d'entre elles. Bon tu avais peut-être un peu de rancune envers les dauphins, ces êtres dont tu te méfiais plus que tout le reste. Ton regard cherche une réponse dans celui de Corto, tu as besoin de savoir concrètement ce qu'il a pu observer en plus de ce Cœlacanthe. Il confirme ce que tu penses, que quelque chose se trame pour que ces habitudes soient ainsi perturbées. Tu hausses un sourcil alors qu'il te parle d'un mystère, de légendes. Tu n'es pas vraiment croyant, tu as toujours cru ce que tu voyais et tu as bien du mal à accepter que ça puisse venir de là... Tu fronces les sourcils d'ailleurs, laissant parler tes expressions plus que toi-même. « Je ne crois pas vraiment aux légendes... Mais il est certain que dans ce monde, tout est possible... » Que tu lui réponds, assez pensif alors qu'il plante son regard dans le tien, s'apprêtant sûrement à préciser son propos.
Tu l'écoutes alors attentivement alors qu'il te parle de certains signes, des changements qui ne sont en rien rassurant. Il ajoute que vous deviez être prêts à affronter ces signes, à affronter ce qui vous attendez bien que tu n'avais aucune idée de ce qui t'attendant. Ton regard lâche celui de Corto pour se plonger dans la vaste mer qui s'offre à toi. Pour l'affronter, il faudrait plonger... Comprendre les espèces autour de toi. Si seulement tu pouvais parler avec eux, si seulement tu pouvais tous les comprendre... Tes protégés de l'Aquarium, tu commençais à comprendre chaque mouvement, chaque geste qu'ils pouvaient faire mais en mer c'était bien différent. Tes doigts se crispent sur la rambarde en bois alors que ton visage se ferme. «Je ne suis pas certain d'être prêt à affronter ce qui nous arrive...» Que tu avoues péniblement, laissant cette faiblesse s'ouvrir un peu plus. Tu as envie de sauver ce poisson mais aussi tous les autres, tu as envie de changer les choses mais à cet instant, tu te sens impuissant face à ce vent qui se lève et à ce poids sur tes épaules. Un poids qui finit par se manifester par une main posée sur l'une d'elle. La main de Corto...
Tu sursautes légèrement avant de te tourner une nouvelle fois vers lui. Il veut que tu lui accordes ta confiance autant que l'accorder à la mer. Si seulement c'était si facile... Si seulement tu n'étais pas devenu un foutu humain ouais. Ils te dégoutent tellement à se croire supérieurs, à se croire savants... Même si Corto semble un peu différent, quoi que... Ses longues tirades sur la mer, bien que venues d'une bonne intention, avaient tendance à t'agacer. Mais tu devais laisser tes griefs de côtés, tu devais abandonner cette rancune pour le moment car tout ce qui comptait c'était que tes frères et soeurs soient en sécurité. Alors tu acquiesces d'un geste lent de la tête, te remettant droit et semblant plus déterminé, un regard à la fois brillant et convaincu, un regard où tes pupilles noires semblent se réveiller comme celles que tu avais en étant toi-même. Tu prends une grande inspiration, laissant le vent caresser ton visage pendant un instant. « Je vous accorde ma confiance, Corto. Mais vous devez me promettre de ne pas me décevoir et de trouver une solution à mes côtés. » Ton ton se veut grave mais sincère alors que tu te remets à regarder la mer qui semble doucement s'agiter face à vous. Le cœlacanthe aussi d'ailleurs semble sentir cette variation des vagues et l'ambiance semble s'assombrir. « Mais comment faire ? Devons nous plonger ? Avez-vous le matériel nécessaire ? » Tu sembles beaucoup plus terre à terre, désireux de résoudre ce mystère et tu as bien l'impression que la solution se trouve sous l'eau et non à la surface. Et bien que tu sois pris pas une certaine crainte, celle-ci semble avoir été balayée par le désir de tout résoudre et de sauver ces créatures que tu chéris autant que ta propre vie.
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▿ Pseudo : Ameknos
▿ Avatar : Jon Kortajarena
▿ Copyright : Electric Soul
▿ Autre(s) compte(s) : Duncan & Martin & Doc' Ten & House & Zeus & Eric & Crowley & Papy & Jiraya & Sebastian & Severus & Jürgen & Kaecilius & Sweeney & Gomez & Nigel & Kristoff & Ezio & Corto & Beetlejuice & Garrett & Owen & Spencer
Le vent commençait à s'élever autour de nous, soulevant doucement les voiles de la Tortue, comme pour répondre aux tourments qui agitaient Bruce. Son regard se perdit dans la mer agitée, et je pouvais presque voir les fantômes de ses pensées se matérialiser dans les vagues. Je connaissais cette lutte intérieure, ce désir ardent de plonger dans l'inconnu tout en étant terrifié par ce qu'on pourrait y trouver. C'était une danse que chaque marin devait apprendre, un équilibre délicat entre le courage et la prudence.
Je sentais sa détermination se renforcer malgré sa peur. Son corps, autrefois tendu, semblait se détendre légèrement, comme s'il trouvait un certain réconfort dans la décision qu'il venait de prendre. La mer, cette vieille amie capricieuse, avait un don pour tirer le meilleur de nous, pour nous forcer à affronter nos peurs les plus profondes.
« Plonger… » dis-je enfin, les yeux fixés sur l'horizon où les nuages sombres s'amoncelaient. « Oui, c'est peut-être la seule manière de comprendre ce qui se passe en dessous. Mais je vous préviens, ce n'est pas sans danger. La mer a une façon bien à elle de tester notre volonté et notre courage. »
Je me détournai légèrement, mes yeux se posant sur le coelacanthe dans sa barrique. Le poisson, une créature des profondeurs ancestrales, semblait aussi troublé que nous par ce qui se passait. Ses écailles brillaient d'une lumière étrange sous le ciel couvert, et je me demandais si ce n'était pas là un signe, un avertissement des profondeurs.
« J'ai l'équipement nécessaire pour plonger, » repris-je, m’appuyant sur la rambarde. « Mais avant de descendre, il nous faut être préparés. La mer est imprévisible, et si nous allons en profondeur, nous devons être prêts à tout. Des créatures que vous n'avez jamais vues, des courants qui changent sans avertissement, des cavités sombres où même la lumière du soleil n'ose pas pénétrer... Dans cette région, on ne peut être sûr de rien… »
Je laissai mes paroles planer un moment, observant comment elles s'imprégnaient dans l'esprit de Bruce. Son visage restait grave, mais je pouvais voir une lueur de résolution dans ses yeux. Peut-être voyait-il en cette aventure une chance de prouver quelque chose, non seulement à lui-même mais aussi à la mer qu'il avait toujours respectée et crainte à la fois. « Mais, » dis-je soudain en souriant légèrement, « je crois que vous le savez déjà. Vous savez que cette mer, aussi mystérieuse soit-elle, n'est rien comparée aux mystères que nous portons en nous. Et parfois, plonger dans l'inconnu, c'est comme plonger en soi-même. »
Je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de plonger, au départ, car il était clair qu’aux abords de cette île, la mer était surprenante et imprévisible. Nous n’étions à l’abri de rien et si la mer était capable de nous faire ressortir un poisson préhistorique de nulle part, peut-être qu’elle pouvait nous apporter d’autres surprises plus impressionnantes encore… Je sentis le vent changer de direction, comme si même la mer retenait son souffle, attendant de voir ce que nous allions faire. « Très bien, préparons-nous. Nous descendrons dès que nous serons prêts. Je vous montrerai comment utiliser l'équipement. Vous verrez, une fois que vous aurez pris votre première inspiration sous l'eau, tout ce qui semble effrayant à la surface semblera bien lointain. »
Je me détournai, me dirigeant vers la cabine pour récupérer l'équipement de plongée. Les harnais, les réservoirs d'air, tout était prêt depuis longtemps, comme si j'avais toujours su que ce moment viendrait. Une partie de moi avait toujours attendu cet appel des profondeurs, cette chance de découvrir ce qui se cachait vraiment sous la surface trompeuse de l'océan.
Lorsque je revins sur le pont, Bruce m'attendait déjà, l'air plus calme mais toujours déterminé. Je lui passai un harnais, ajustant les sangles pour qu'elles soient bien serrées. Il observait chaque mouvement avec attention, absorbant les détails comme un homme sur le point de jouer sa vie dans une partie de cartes. « Souvenez-vous, » dis-je en lui tendant le masque et l'embout, « respirez lentement et profondément. Laissez l'air remplir vos poumons, et n'oubliez pas que la mer, malgré toutes ses surprises, peut être aussi un refuge. » Je me sentais un peu obligé de chercher un moyen de le rassurer, même si la plupart des gens finissaient par s’habituer à la plongée au point d’oublier toutes leurs réticences passées… Sans doute Bruce allait-il, lui aussi, apprécier cette expérience, cette manière de découvrir un monde que la surface n’est même pas capable de refléter fidèlement… « Tenez, prenez ceci, » dis-je en lui tendant un petit émetteur comportant quelques boutons. « avec cela, nous allons pouvoir communiquer, vous et moi, mais également avec mes hommes, en surface. S’il faut nous remonter d’urgence, ils activeront le mécanisme pour nous tracter. » Une sécurité parmi d’autres. Cette époque avait un apport technologique très intéressant, depuis quelques mois, j’apprenais à découvrir les avantages de la modernité et, très sincèrement, je ne pouvais m’empêcher de trouver là des solutions à bien des ennuis que j’avais pu connaître jadis, lors de mes voyages, avec ou sans Rasputin (mais cet « ami » était un ennui contre lequel aucune solution ne semblait à la hauteur).
« Allons-y, » dis-je simplement, et avec un dernier regard vers Bruce, je plongeai dans les profondeurs glaciales de l'océan, laissant l'eau m'envelopper dans un silence apaisant.
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PRETTYGIRL
(897 mots)
Dernière édition par Corto Maltese le Jeu 17 Oct - 9:54, édité 1 fois
Si cette situation t'intrigue particulièrement, l'idée de plonger, de t'aventurer de nouveau dans la mer te terrifie plus qu'il ne le faudrait. Tu ne vas pas si régulièrement en mer même si tu es clairement plus à l'aise que sur un bateau... Corto semble en accord avec toi, avec la solution de s'aventurer dans l'eau pour comprendre, déceler ce mystère qui plane autour de vous. Bien entendu il reste encore sur ses gardes quant à ce que l'eau pourrait bien vous réserver mais tu sais que c'est la seule solution. Tu te retournes pour le regarder, décidant de te mettre dos à la rambarde pour ne plus regarder l'infini océan qui se présente à toi, essayant de cacher comme tu le peux le malaise que tu ressens à l'idée de plonger même si une pointe d'excitation se reflète dans tes yeux. Le marin préfère te mettre en garde sur ce que vous pourriez trouver en plongeant dans les profondeurs, tu hausses un sourcil car tu as bien conscience de tout ça. D'autant plus en ces lieux, tu as déjà remarqué que la mer était différente que dans ton monde, beaucoup plus agitée et pleine de créatures qui n'apparaissent d'ordinaire pas dans les eaux. Tu viens croiser les bras sur ton torse, ton regard toujours posé sur Corto tout en acquiesçant d'un petit geste de la tête. «La mer est déjà tant agitée et imprévisible en tant normal qu'ici j'ai l'impression de ne même pas la connaître... » Que tu lui réponds, songeur mais la peur semble s'estomper, presque comme si tu était déjà prêt à tout affronter, même la mort s'il le fallait. Pour préserver cet environnement, tu étais simplement prêt à tout.
Ce qu'il ajoute ensuite te fait légèrement sourire même si tu gardes une pointe de réserve sur ton visage. Les mystères que vous portez... Il ne savait pas à quel point. Ce poids lourd de ton passé, tu le portais seul depuis bien longtemps, ta condition d'humain était encore bien étrange et tu ne parlais pratiquement à personne de ce que tu étais réellement. Et bien que Corto gagnait lentement ta confiance, tu n'étais pas prêt à lui confier une telle chose. Mais si vous alliez en mer, il y avait des risques qu'il le comprenne car même si tu ressemblais à un homme, ton instinct et ton aura restaient ceux d'un être des mers, ceux du requin que tu étais vraiment. Si vous tombiez sur de telles créatures, tu ne pourrais pas cacher longtemps cette partie de toi. Mais tout cela restait bien hypothétique. « Vous avez une vision de la vie et de l'âme bien intéressante, Corto. J'aimerais avoir autant de sagesse que vous... » Tu gardes un léger sourire en coin avant de sentir la brise changer de direction alors que celle-ci frotte ton visage. Tu fermes les yeux un instant, prenant une grande bouffée d'air car tu sais que tu en seras sûrement bientôt privée. Tu ouvrais les yeux alors que Corto parlait de se préparer et de l'équipement. Tu hausses les épaules, l'interpellant avant qu'il aille le chercher.« Si le bateau n'est pas mon élément, plonger l'est un peu plus. » Ta manière de lui dire qu'il n'avait pas à s'inquiéter, tu as déjà utiliser du matériel de plongée même si celui-ci a tendance à te frustrer parfois. Et même si d'habitude, tu l'utilisais plutôt au sein de l'aquarium.
Il revient alors avec l'équipement nécessaire. Tu le laisses t'aider, tu n'es pas vraiment contre un coup de main pour enfiler le tout, tu as l'âge que tu as après tout... Et tu allais devoir puiser de l'énergie pour nager alors autant t'économiser. Il essaye de te rassurer encore une fois. Il fait beaucoup d'efforts que tu pourrais trouver appréciables mais tu as encore bien tu mal à faire confiance aux humains après ce qu'ils t'avaient fait, encore plus lorsqu'ils étaient du monde marin. Mais tu le laisses faire, restant silencieux pour le moment. Tu avais toute la théorie depuis ton arrivée ici et déjà de la pratique aussi mais aujourd'hui risquait d'être plus difficile, tu le savais très bien. Par contre, ce qu'il te tendit après, tu ne l'avais jamais utilisé. Tu en avais déjà vus en action mais jamais de tes mains. Tu le prends en acquiesçant d'un geste de la tête. « La technologie est vraiment surprenante... » Tu commences un peu à chipoter à l'objet pour te familiariser avant de le ranger. Il te dit alors que c'est le moment d'y aller. Tu t'approches de la rambarde alors que Corto plonge sans trop d'hésitation. Toi ce n'est pas le cas. Tu ajustes ton masque plusieurs fois, d'une main tremblante et hésitante. Tu a envie de comprendre mais la peur prend parfois le dessus. Tu n'as pas peur de la mer, des profondeurs et des créatures qui s'y trouvent car tu es sûrement plus proche d'elle que des humains... Mais l'inconnu te fait peur, plonger en tant qu'être humain... Ton regard se concentre un moment sur l'horizon avant de prendre une grande aspiration, de placer le masque à air dans ta bouche et tu sautais finalement, les yeux fermés.
Un silence plane alors malgré l'agitation des vagues et de la faune marine. Lorsque Tu ouvres enfin les yeux, le spectacle qui s'offre à toi te pince le cœur. C'est magnifique, une liberté à perte de vue... Ton univers à toi, cet univers qui t'appelle autant que tu le fuis. La vérité est que ça te fait mal d'y être en tant qu'humain... Mais tu n'as pas le choix, tu dois laisser ce passé derrière toi. Tu cherches alors Corto des yeux, lui qui descend déjà dans les profondeurs, tu lui emboîtes le pas dans une nage maîtrisée mais que peu humaine... Pourtant tu te laisses guider par le courant, en parfaite maîtrise de l'élément. Tu jettes un regard vers la surface, voyant lentement la coque du bateau ainsi que la petite bassine s'éloigner. Il était trop tard pour rebrousser chemin. Alors tu nages, à bonne vitesse tout en maîtrisant l'air dont tu as besoin. Malgré ton âge, tu arrivais plutôt bien à tenir en apnée, tu devais sûrement tenir ça de ton passé. Tu arrives au niveau de ton compagnon de fortune avant de plisser des yeux pour voir un peu plus bas. Il semble y avoir une agitation particulière... Des petites lumières qui ne sont pas sans rappeler celles du poisson retenu à la surface. Tu fais alors signe à Corto de se diriger par là tout en surveillant les alentours. Si tu maîtrises l'air, tu as du mal à cerner les palpitations de ton cœur, comme si quelque chose t'attendait plus loin...
Lors de votre descente vous pouvez apercevoir diverses créatures même si ton regard reste braqué sur les lumières peu agitée plus bas... Le cœlacanthe n'était seul. Quelque chose se passait là dessous. Tu tournes la tête vers Corto mais surtout vers une silhouette bien plus grande que lui qui semble s'approcher mais qui est en réalité assez lointaine. Tu fronces les sourcils, tu ne sais pas exactement à quoi t'attendre et c'est ça qui t'inquiète. Un requin ? Une pieuvre ? Ou tout autre chose ? Difficile de le savoir à cette hauteur alors comme attiré par ce mystère, tu fais demi-tour, bien décidé d'affronter l'inconnu? Tu ne réalises pas que tu puisses te mettre en danger parce qu'à tes yeux, l'océan n'a jamais été ton ennemi mais bien ton meilleur ami. Alors tu nages, passant à côté de Corto, résolu à connaître l'identité de la créature qui vous tourne autour.
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PRETTYGIRL
Corto Maltese
▿ Ton univers : Corto Maltese
▿ Date de naissance : 10/07/1989
▿ Age : 35
▿ Métier : Capitaine de navire
▿ Quartier : Lockwood Hill
▿ Dons/capacités/pouvoirs : Aucun pouvoir.
▿ Pseudo : Ameknos
▿ Avatar : Jon Kortajarena
▿ Copyright : Electric Soul
▿ Autre(s) compte(s) : Duncan & Martin & Doc' Ten & House & Zeus & Eric & Crowley & Papy & Jiraya & Sebastian & Severus & Jürgen & Kaecilius & Sweeney & Gomez & Nigel & Kristoff & Ezio & Corto & Beetlejuice & Garrett & Owen & Spencer
Alors que je plongeais dans l'obscurité aquatique, un sentiment de calme et de familiarité m’envahit. L’eau glacée enveloppait chaque parcelle de mon corps, amortissant chaque mouvement, chaque son. Je me déplaçais lentement, prenant soin de m’adapter au rythme naturel des courants qui nous guidaient. Bruce m'avait rejoint sous la surface, glissant avec une aisance surprenante, son corps se déplaçant avec une maîtrise qu'on aurait dite… instinctive. Quelque chose en lui semblait presque s’harmoniser avec la mer, une connexion qui allait bien au-delà de la simple adaptation humaine.
Ses gestes, ses mouvements, tout chez lui transpirait cette étrange familiarité avec les profondeurs. Je savais qu’il y avait plus en lui, quelque chose qu’il taisait. Et tandis que nous continuions notre descente, je sentais que cette aventure sous-marine allait peut-être révéler davantage que ce qu’il se plaisait à cacher.
Nous progressions à travers une obscurité parsemée de lueurs éparses. D’étranges lumières phosphorescentes dansaient sous nous, accompagnant nos gestes d’un ballet de reflets éthérés. Elles semblaient émaner d’une source indéfinissable, comme si la mer elle-même nous guidait vers un secret bien gardé. Soudain, Bruce accéléra, son corps adoptant des mouvements amples et fluides qui le faisaient presque ressembler aux créatures qui peuplaient ce monde. Il s’élança vers les profondeurs, en direction de cette lueur mystérieuse.
Je serrai les mâchoires, redoublant d’efforts pour le suivre. Ce vieux loup de mer en savait plus qu’il ne le laissait paraître, et sa détermination me donnait l’impression d’observer une créature plus marine qu’humaine. Quelque chose ici l’appelait. Ses yeux étaient fixés sur une silhouette indéfinie qui ondulait sous nous, et je compris qu’il ne faisait qu’un avec cet univers.
Les contours d’une créature massive se détachèrent des ombres. À cette profondeur, il était difficile de discerner sa forme exacte, mais l’imposante masse se mouvait avec lenteur, presque en apesanteur, comme si elle guettait notre approche. Bruce s’approcha sans hésiter, son regard fixé sur cette entité. Je le suivis, prenant soin de garder un peu de distance, observant chaque détail de son attitude, de sa manière de scruter cette créature avec une intensité presque animale.
Alors que nous nous rapprochions, je notai les signes distinctifs de cette créature : des écailles recouvertes de motifs lumineux, semblables à ceux du coelacanthe que nous avions trouvé. Il était clair qu’il y avait un lien, un écho du passé dans cet être, une trace des temps anciens. Cette mer avait un message à délivrer, une histoire gravée dans la chair et les écailles de ces habitants des abysses.
Bruce se tourna vers moi, me lançant un regard intense, presque comme s’il me mettait au défi de le suivre dans l’inconnu. Je lui fis un signe de la tête, et il se mit à avancer de plus belle. Sa détermination, cette force tranquille qui l’habitait, me fit comprendre qu’il était en train de se reconnecter à un passé que je ne pouvais qu’imaginer. Nous plongeâmes encore plus bas, dans des zones où la lumière du soleil ne parvenait pas à pénétrer. Seuls les rayons de nos lampes frontales perçaient l’obscurité, dévoilant des fragments de vie et des formes étranges qui se cachaient dans les replis des rochers.
La créature semblait nous tolérer, ses yeux suivant nos mouvements avec une intelligence certaine. Elle nous observait, et je sentis que quelque chose de plus profond se jouait ici, un échange entre deux mondes. Bruce, d’un geste lent et presque rituel, étendit sa main vers cette forme sombre. Une électricité palpable envahit l’eau autour de nous, comme si les anciennes légendes de créatures marines prenaient vie dans ce moment suspendu.
Je m’approchai, ma main effleurant l’épaule de Bruce, un rappel que nous étions là ensemble, pour affronter ce que cette mer nous réservait. « Vous n’êtes pas seul, Bruce, » murmurai-je dans mon masque, laissant mes mots se mêler aux bulles de ma respiration. « Quelle que soit cette créature, elle semble vous connaître… ou peut-être reconnaître en vous quelque chose qui dépasse votre condition. »
Bruce détourna un instant son regard de la créature pour le fixer dans le mien. Dans ses yeux, je décelai une lueur indéfinissable, quelque chose qui allait au-delà de la peur, au-delà même de l’excitation de cette plongée dans l’inconnu. C’était une sorte de mélancolie, de regret presque, et en cet instant, je compris que cette aventure était bien plus que la simple exploration d’un mystère marin. C’était un retour vers lui-même, vers un passé qu’il avait fui ou qu’il tentait d’oublier.
Nous restâmes en suspension, face à la créature, qui semblait nous étudier tout autant que nous l’observions. Elle se mouvait lentement, ses écailles iridescentes captant la lumière de nos lampes, projetant des reflets étranges sur les parois des profondeurs. Puis, soudain, elle s’enroula sur elle-même et disparut dans les ténèbres, ne laissant derrière elle qu’une traînée de lueurs et une sensation d’inachevé.
Je m'approchai de Bruce, ressentant l’intensité de ce moment, le poids de l’expérience qu’il venait de vivre. « La mer vous a parlé, Bruce, » dis-je doucement, en scrutant les eaux autour de nous. « On la suit ? »
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